Suite à la crise alimentaire de 2008, une attention particulière a été accordée à la question de la sécurité alimentaire et plusieurs mesures ont été proposées pour résoudre le problème.

Certaines de ces mesures ont été mises en œuvre au niveau national par divers gouvernements. Elles ont également fait l’objet d’une mise en application de manière coopérative par des coalitions de pays. D’autres sont restés en tant que simples idées ou concepts et n’ont pas encore été employés.

En ce qui concerne les mesures d’atténuation des risques, ces derniers sont en cours d’élaboration. Ils concernent les réserves stratégiques de céréales dont l’amélioration de l’efficacité est nettement possible. Par exemple, un système de surveillance des aliments pourrait être utilisé pour optimiser les niveaux de stock et limiter les rejets tandis que des instruments de couverture financière et des stratégies contractuelles améliorées pourraient être poursuivies en justice pour réduire le coût du maintien des réserves.

Dans la plupart des cas, l’efficacité de ces mesures s’améliore lorsque les mesures sont appliquées à plus grande échelle par une alliance de nations jouissant d’intérêts communs.
Un certain nombre de mesures peuvent être prises par la GDA pour réduire la probabilité d’une crise alimentaire. Ces mesures ont une orientation à long terme qui requiert une planification préalable et une longue période d’exécution.

Le DÉVELOPPEMENT DE LA POLITIQUE

Les États membres de la GDA peuvent lutter efficacement contre les menaces de l’insécurité alimentaire en s’entraidant quant à l’amélioration des capacités nationales de la sécurité alimentaire.

Apprendre comment les autres pays ont adopté ces menaces pourrait aider les États membres à adapter leurs propres politiques et technologies. La compréhension de la logique des autres pays au regard de la lutte contre ses menaces aiderait les Etats membres à adapter leurs propres politiques.

L’amélioration de la sécurité alimentaire au niveau national nécessite le développement et la mise en place de politiques publiques innovantes et fondées sur la science. Celles-ci doivent tenir compte des conditions démographiques, économiques, environnementales et des ressources naturelles. Elles doivent également tirer parti des meilleures technologies agricoles, hydrauliques et énergétiques disponibles sur le plan international.
Ainsi, pour faciliter le développement de politiques de pointe liées à la sécurité alimentaire entre les États membres, la GDA prévoit de lancer un processus d’évaluation par les pairs visant les législations nationales des États membres. Le processus d’examen mutuel des politiques permettrait aux pays membres de collaborer pour la création de nouvelles solutions et l’amélioration des règles visant à assurer leur sécurité alimentaire en examinant et en révisant les approches respectives de ces questions.
Ce processus contribuera à l’amélioration de la coopération, permettra aux membres de communiquer sur les problèmes communs. Il contribuera également à renforcer la capacité et l’union des pays membres de la GDA contre les menaces de la sécurité alimentaire. Ceci pouvant résulter d’une initiative individuelle ou/et avec des pays non adhérents.

LA RECHERCHE ET l’INNOVATION

Diverses organisations mènent ou financent actuellement des recherches sur des sujets liés à la sécurité alimentaire dans les zones arides. En outre, de nombreux pays développés et en voie de développement disposent de centres de recherche nationale et d’agences exécutives qui traitent les problèmes des terres arides. Des universités et d’autres organisations privées engagées dans la recherche et l’innovation technologique pertinente participent également à ce projet.

Malgré cela, deux lacunes conséquentes subsistent en terme de recherche et de développement de sécurité alimentaire pour les pays arides:

• L’adoption de technologies développées et de techniques de gestion économiquement viables reste faible dans de nombreuses zones de terres sèches. La compréhension et l’éradication des obstacles empêchant l’obtention de ces technologies sont là des étapes essentielles pour l’exploitation du potentiel d’amélioration de la productivité agricole.

• La plupart des pays des zones arides dépendent des aliments importés pour satisfaire au moins une partie de leur consommation intérieure. De plus la recherche sur les mécanismes optimaux permettant l’approvisionnement et la distribution d’un aliment de base se trouve être limitée.
• la GDA facilitera les investissements dans la recherche et le développement de solutions innovantes contribuant à l’amélioration de la sécurité alimentaire des pays des zones arides. La GDA se concentrera en particulier sur les recherches et les innovations qui visent à:
• Comprendre et assouplir les contraintes de la production nationale.
• Développer des institutions et des mécanismes internationaux et nationaux appropriés assurant un approvisionnement alimentaire adéquat.
• Créer des outils assistant les responsables de prise de décisions, au sein des pays membres de la GDA.